Entrez sans crainte et laissez ici un peu du bonheur que vous apportez... [Dracula à Harker]

Entrez sans crainte et laissez ici un peu du bonheur que vous apportez... [Dracula à Harker]
Markirya de retour. 5 mois après la dernière MàJour ici, je reviens et je vire à tour de bras ces articles hors ligne et hors sujets, ces élucubrations ridicules d'une adolescente idiote. Je suis prête à nier le passé, à l'effacer, à le tuer, à condition que je ne puisse pas le regretter. Je ne regretterai jamais d'avoir été stupide.
Alors je recommence. Et c'est incroyable de voir avec quelle facilité je me sépare de tous ces mots que j'ai écrits, de toutes ces phrases que vous ai offertes. C'est totalement bénéfique de corriger ou virer tout ce que j'ai pu écrire et qui ne colle plus à ce que je pense maintenant. Puisque c'est le présent qui est important.
Je regrette juste de ne pas garder tous vos coms, toutes ces bribes de vie que vous m'avez abandonnées. Mais enfin!
Remise à jour.

Et en attendant les new (bientôt, bientôt!), à toi et à vous, je reste,
Toujours dévouée,
Markirya.

Grandeur & Absurdité
Force & Faiblesses

PS / Si vous me posez une question ou faites une suggestion dans un article, poursuivez le débat, en général je réponds, donc n'hésitez pas à retourner jeter un oeil! (J'aiiime vos com's.)

# Posté le jeudi 22 février 2007 11:54

Modifié le samedi 24 octobre 2009 09:52

Les Plaines de la Mort. - Un des seuls vieux articles que je laisse... Après tout. - ?

Les Plaines de la Mort. - Un des seuls vieux articles que je laisse... Après tout. - ?
Il est une contrée lointaine, un fief de peur et de mort où seuls vivent des oiseaux de malheur, charognards, nécrophages et bestiaux terrifiants et sans nom broutant des herbes empoisonnées et des baies rouges de sang.
Sur cette terre inhospitalière souffle sans fin un vent tiède et puant qui ne disperse pas la brume constante, grasse et âcre.
Le sol est brûnatre, comme coagulé, jonché de flaques glauques et d'esquilles d'os.
A plusieurs endroits, les restes d'une bataille apparaissent, cadavres rongés et armes rouillées étalées sur des kilomètres. Ni le soleil ni la lune n'osent s'approcher des plaines de peur de s'empoisonner par les émanations fétides et toxiques. Le seul véritable peuple de cette région maudite est celui de barbares mi-hommes mi-monstres qui vendent des poisons naturels efficaces et variés, ainsi que des lingots de fer fondus avec le metal trouvé dans la plaine. Nomades, ils connaissent parfaitement le coin et ils récupèrent les corps des Morts et Enterrés dont ils font des ragouts avec lesquels ils disent se délecter. Chevauchant d'ignobles boeufs sans peau, ils communiquent avec une langue rauque et tranchante et ont pour unique religion La Mort.
Heureusement que cette terre très accueillante n'existe pas.
Bonne nuit.

E.
Nouveaux délires.
Sincères salutations.

# Posté le mercredi 09 mai 2007 08:31

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 17:27

[...] Part 1

Mes amis, ce qui suit est blindé de fautes, d'incohérences, de trucs qu'il faudra revoir, corriger, effacer.
Ce qui suit vient de nulle part et n'ira sans doute pas plus loin que cet humble blog.
Mais ça restera là. C'est mon passé, ma dernière histoire avant que ma plume ne devienne rebelle et desséchée. Alors, après tout.

Elle est là, assise sur un banc. Elle est belle. Métisse certainement. Sa peau mate, ses cheveux sombres, son visage fin, son corps fin et délié, chacun de ses gestes sont empreints d'une grâce douloureuse. Ses yeux noirs brillent, dedans on lit le désespoir et la résignation. Ses vêtements sont sales, déchirés. Son jean est plus marron que bleu, son t-shirt est décoloré et sa veste en cuir tannée par le temps. A côté d'elle, un sac à dos usé et vide.
La rue fourmille de gens pressés, d'hommes d'affaires rejoignant leur bureau, le portable quasiment greffé sur l'oreille, des vendeurs qui relèvent les grilles devant leur boutique, des jeunes qui vont au lycée d'un pas nonchalant.
Au milieu de la ville qui s'éveille, elle est comme une statue.
Personne ne lui accorde un regard, et elle ne les demande pas. Immobile dans la tourmente, statue résistant aux éléments.
Elle semble attendre. Elle regarde le ciel où tournoient les pigeons, suit vaguement les files de voitures dociles, survolant la place d'un regard amer.
Le soleil pointe à peine son nez et déjà les chèvrefeuilles embaument de leur parfum suave et chaud, et au centre de la place, une fontaine ruisselle joyeusement.
Rien ne semble l'atteindre.
Enfin elle se lève, inspire et prend la direction du centre de la ville.
Son pas est sûr, ses yeux fixent l'horizon, les tours de béton qui cernent la ville. Elle sait où elle va. Elle ne va nulle part.
Devant les cafés, des gens attablés devant un café, un croissant et un journal, comme chaque matin. Sur les petites tables rondes, leurs portables, leur portefeuilles ou parfois, leur PDA. Elle passe, sa main jaillit, et fait disparaître quelque chose dans sa manche. Tout y rentre, et elle continue d'avancer avec un calme parfait, comme si le jeu vif de ses doigts lui était étranger.
Et quand les cris retentissent sur les terrasses des cafés, elle est déjà bien loin, avec son sac plein et une esquisse de sourire, parfois, sur ses lèvres.
La matinée se termine, la ville est calme, assommée par la chaleur.
Elle se promène au bord du canal, à l'ombre d'une rangée d'arbres. Son attention flotte sur l'eau verte, dans son dos, son sac pend lourdement.
Elle se penche au-dessus de l'onde, surprend les ébats d'un couple de canards. Les volatiles poussent des cris forcés et insolites. Elle rit. Ses yeux s'éclairent un instant d'une joie triste, puis elle reprend sa flânerie au bord de l'eau, plongée dans ses pensées.
Les ombres des feuilles passent sur son visage, des rais de soleil se perdent dans ses cheveux lisses. Elle est belle.
Quelques badauds la croisent sans la voir. Elle est invisible, perdue, ignorée, oubliée.
Quelque part, des cloches sonnent midi. Elle relève un instant la tête, revenant brusquement à la réalité. Midi, déjà. C'est l'heure.
Elle tourne le dos au canal, traverse la ville pour rejoindre les cités grises qui s'y collent comme des moules sur leur rocher.
Elle marche vite, n'hésite jamais. Elle connaît le chemin par c½ur.
Enfin elle parvient à son but, une haute tour aussi minable que les autres, à la façade anonyme, avec la plupart des volets, clos, fermés sur un monde pauvre et étroit. Triste.
La porte de verre du hall est en mille morceaux sur le sol, depuis longtemps d'ailleurs. Personne ne s'en soucie, ni les habitants, ni les riches constructeurs qui se contentent d'empocher les loyers à la fin du mois.
Elle pénètre dans l'ombre du hall, au milieu des boites aux lettres vides et des tags vulgaires sur les murs. Elle passe comme une ombre devant l'ascenseur éternellement hors service, prend les escaliers.
Elle monte les marches deux par deux, vite. Les paliers comme l'escalier sont couverts de saleté, jonchés de détritus divers ou carrément couverts de sacs poubelle. Elle monte toujours, étage après étage, sans s'arrêter. Ses baskets font un bruit mat sur le béton froid, son sac secoué produit des tintements de plastique et de pièces de monnaie.
Les chiffres défilent. Elle s'arrête au 17ième étage, à bout de souffle. Frappe à une porte sombre, bardée de deux serrures et munie d'un ½illeton.
Trois coups secs.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 12:35

Modifié le samedi 04 juillet 2009 12:00

Branchés.

Branchés.
Internet, c'est une terre pour tous les exilés de notre société. C'est la liberté, c'est le partage absolu, puisque derrière la sécurité de nos écrans, tout peut être dit, les âmes s'ouvrent et parlent en silence, le clavier devient un plug-in de nos corps, les pixels nous radiographient et nous retranscrivent, codés et semblables et différents.
Internet c'est l'ouverture sur l'immense, c'est la connaissance, c'est la transmission, c'est l'information, c'est beaucoup de choses.

Certes, ça ne remplace pas un débat entre amis autour d'un café. Mes études psychologiques sur MSN ne remplacent pas ce qu'on peut se dire les yeux dans les étoiles.
Mais je sais d'expérience qu'Internet lie plus qu'il ne délie. Profitez en ;)

# Posté le mercredi 23 mai 2007 08:40

Modifié le samedi 04 juillet 2009 12:18

Psychologie - guerre.

Psychologie - guerre.
La psychologie est un domaine parmi les plus vastes et complexes.
Parce qu'il faut appréhender à chaque fois, tout recommencer depuis le début, avec chaque nouvelle personne.
Rien n'est jamais acquis.
L'esprit est d'une complexité merveilleuse et terrible.
Mais les comportements extérieurs des humains sont le parfait miroir de l'intérieur de ces choses dégoutantes.

Et pour moi, la base de tout c'est la guerre. Il y a toujours eu la guerre, depuis que les humains existent. Toujours.

[...] Je pense que la guerre dans le monde n'est en fait que le reflet de la guerre intérieure des humains. Ils ne trouvent pas de solutions à leurs problèmes, n'arrivent pas à faire la paix avec eux-mêmes, donc ils extériorisent d'une manière plutôt violente, et qui leur pose plus de problèmes qu'elle n'en résout.
Et si elles sont si violentes, ces guerres, c'est parce que leurs chefs ont vraiment un p'tit grain d'folie quelque part.

En fait, je crois même que la guerre est à la base de tout, véritablement. La guerre pour survivre, la guerre pour vivre mieux, la guerre pour vivre plus longtemps, la guerre.
Quand on nait, le combat pour commencer à vivre, respirer. Après, le combat pour se construire sans se détruire.
On se trouve des alliés, on avance ensemble. Parfois on lâche des bombes au hasard et on se rend compte qu'on a fait une erreur. Mais tant que la vie est là...!
On se fait des ennemis, guerre encore, pour être plus fort. La volonté nous guide... Ou le manque de volonté nous détruit, nous blesse.
Nos alliés nous relèvent, ou nous abandonnent.
Et ainsi de suite. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort... Ou plus faible!
Tout est décidé au départ.
Comme si à la naissance on nous disait:
"Toi, pas fort, pas volontaire.
Toi, fort, très volontaire."

On peut lutter, bien sûr. On peut passer du côté de la force. Mais il faut déjà avoir accepté entièrement le fait que l'on est rien. On est rien tant qu'on a pas fait Quelque Chose.
Un homme n'existe que de par ses actes, pas par ce qu'il est au départ.
On est rien, et il faut vouloir devenir quelqu'un. La volonté doit se construire, grandir. C'est une plante fragile qui doit croitre et forcir jusqu'à devenir aussi résistante et forte que les autres, ou plus encore...

Y'en a qui ont d'la chance, qui ont toute la volonté possible, une armure inflexible, et une capacité d'adaptation idéale.
D'autres... Leur sensibilité est leur plus grande arme pour se trouver des alliés, des amis.
Mais c'est aussi leur plus grande faiblesse. Ils n'ont besoin de personne pour se faire du mal.
Etre sensible est bien. Rare. Mais il faut avoir, ou développer, un minimum de volonté et de force, car dans cette guerre pour la vie, la sensibilité reste passive et les obus écrasent sans se poser de questions.

Armure, volonté???
L'armure c'est la force qui nous fait avancer. Elle nous empêche de pleurer sur le corps de nos proches, de sauter quand on est au bord du gouffre, de renoncer quand un obstacle se présente.
Mais pour ceux qui n'ont jamais développé cette résistance face aux agressions, extérieures ou intérieures... Tout est plus difficile.
Leur vulnérabilité est le plus grand des handicaps, car ils auront d'autant plus de mal à se battre.
Armure, force défensive, OK?
Et la volonté, donc, c'est la force offensive.
Avec, on contourne les obstacles, et encore une fois, on avance.
On se bat, avec des mots, des gestes. On vit.
Dans la loi de la jungle, les plus forts gagnent. C'est ainsi. C'est triste mais c'est naturel.

Et devenir fort s'apprend. C'est simple, en fait. Il faut se donner des armes, les acheter, les fabriquer. Se débrouiller pour survivre, comme Robinson sur son île.
Survivre. Se battre. Toujours. Sans cesse.
Chaque seconde.



Votre humble et dévouée,
Markirya.
Force & Faiblesses.

# Posté le samedi 26 mai 2007 14:35

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 07:38